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Le Nobel de médecine 2018 récompense l’immunothérapie contre le cancer

30/11/2018

Le Nobel de médecine 2018 récompense l’immunothérapie contre le cancer

 


Les lauréats du Nobel de médecine 2018, James Allison et Tasuku Honjo, ont révolutionné l’approche pour traiter les tumeurs, en trouvant le moyen d’activer la réponse du système immunitaire.


Le Prix Nobel de médecine 2018 récompense l’Américain James Allison et le Japonais Tasuku Honjo, deux chercheurs qui ont développé une approche totalement innovante contre les cancers. De manière isolée, les deux hommes ont trouvé le moyen d’activer le système immunitaire de l’organisme pour l’aider à éliminer lui-même des tumeurs, une technique en plein essor appelée immunothérapie.


Cancer: l’immunothérapie cherche à repousser ses limites


Jusque-là, les médecins avaient accès à trois voies majeures pour lutter contre les cancers: la chirurgie, la radiothérapie pour irradier les tumeurs et les médicaments s’attaquant aux cellules tumorales, comme la chimiothérapie. Les travaux de James Allison, du centre MD Anderson de l’université du Texas et Tasuku Honjo, de l’université de Kyoto, apportent ainsi une quatrième approche, en stimulant le système immunitaire.


Lymphocytes T


La clé de l’approche inventée par les deux scientifiques, de manière totalement indépendante l’un de l’autre, repose sur le fonctionnement les lymphocytes T, les cellules responsables de la réponse immunitaire de l’organisme. Dans le cas de la plupart des tumeurs, les lymphocytes T n’arrivent pas à percevoir les cellules cancéreuses comme une menace, et n’essaient même pas de les détruire.


Immunothérapie et chimio, une combinaison gagnante contre certains cancers


James Allison a découvert un récepteur sur les lymphocytes T, appelé CTLA4, qui agit comme un frein sur leur fonctionnement. Avec un anticorps spécifique ciblant ce récepteur, un anti-CTLA4, Allison a prouvé qu’il pouvait guérir des souris victimes de tumeurs. Un succès spectaculaire qui a par la suite été reproduit chez l’homme, d’abord pour des mélanomes, puis pour bien d’autres types de tumeurs par la suite.


De son côté, Tasuku Honjo a découvert une protéine, PD1, qui pouvait elle aussi agir comme un frein pour empêcher les lymphocytes T d’agir. Indépendamment des travaux d’Allison, le chercheur japonais a lui aussi trouvé un moyen d’inhiber PD1, permettant aux cellules du système immunitaires de s’attaquer efficacement à des mélanomes, puis à de nombreuses autres tumeurs.


Cyrille Vanlerberghe, Le Figaro France

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